Déja tu partageais le lourd repos des fleurs,
J'ai arrété de respirer, je suis tombé à terre,
J'ai dit pour un moment a mon coeur de se taire,
Je ne me voyais plus tellement j'avais perdu mon âge,
Nu dans ce monde noir sans regard, sans image,
Dépouillé de moi-même, perdu dans la terreur de nos futurs jours,
N'ayant plus que souvenir que de toi mon amour,
Mon secret frémissant qu'aveuglement je touche,
Mémoire de tes mains, mémoire de ta bouche,
Long parfum retrouvé de courte vie passée ensemble,
Et comme au premier temps de ta venue, qu'à te respirer, je tremble,
comme si tu faisais dans ton eternel rêve , une place,
Dans ce paysage où dieu ne sait ce qui se passe,
Où c'est par passe-droit qu'à tes coté je veille,
Et j'ai peur de tomber de toi dans ton sommeil,
J'ai eu peur de ton silence et pourtant je ne voulais pas partir,
Contre moi, je t'embrassais, suppliant de te faire revenir,
Je vis pour cette plainte à l'heure où tu reposes,
Je vis pour cette crainte en moi de toutes choses,
Va dire, à ceux du jour futur,
Qu'ici le nom de Marion et Justine, reste notre seule signature.

